Encyclopédie du Funk, Soul, Disco, R&B...
Accueil Morceau Artiste/Groupe Disque/DVD Video Forum Liens

Biographie et Discographie de Patti Labelle

Prénom : Patti
Nom : Labelle
Date de naissance : 24 Mai 1944 à Philadelphie,Pennsylvanie
Site officiel : www.pattilabelle.com

Biographie de Patti Labelle

Patricia Louise Holt de son vrai nom, elle est née le 24 mai ou le 4 octobre 1944 à Philadelphie en Pennsylvanie.

Davantage encore que Gladys Knight dont le nom reste quasiment exclusivement associé à l’univers musical, Patti LaBelle fait figure de diva dans l’univers afro-américain pour avoir investi des secteurs comme le théâtre, la télévision et le cinéma en plus de son investissement dans la chanson. Dans les ghettos d’Amérique, il est rare qu’un mois passe sans que des publications comme Jet et Ebony ne rendent compte des rumeurs privées ou professionnelles qui la concernent. Ce statut public, alimenté par l’extravagance de ses tenues, a largement aidé LaBelle à se maintenir au premier plan de le scène R&B au fur et à mesure que la soul, le funk, le disco, la dance et le hip-hop se succédaient sur les hit-parades.

S’il est palpable depuis 1963, le succès ne s’est pas imposé aisément pour Patricia Holt native de Philadelphie où elle rencontre Cindy Birdsong avec laquelle elle fonde les Ordettes en 1960 alors qu’elles sont encore au lycée. Un an plus tard, l’arrivée de deux nouvelles recrues venues des Del Capris, Nona Hendryx et Sarah Dash, transforme les Ordettes en un quartette baptisé les Blue Belles (une référence de leur producteur Bobby Martin à la petite marque Bluebell) que révèle le succès Pop de I Sold My Heart to the Junkman au printemps 1962. Paradoxalement, LaBelle et ses consœurs n’ont rien à voir avec ce 45-t publié sous leur nom par le patron des disques Newton pour masquer l’identité de ses interprètes véritables, les Starlets, déjà sous contrat avec une autre compagnie. Ce hit inattendu va néanmoins lancer la carrière des Blue Belles qui flirtent à plusieurs reprises avec les charts en enchaînant des standards comme Down the Aisle (Wedding Song) en 1963, Tou’ll Never Walk Alone (tiré de la comédie musicale Carousel) ou encore le standard irlandais Danny Boy en 1964.

Patty LaBelle & the Blue Belles ne parviennent pas davantage à trouver leur voie au milieu de la décennie lorsqu’elles entrent chez Atlantic où le répertoire hétéroclite de leurs albums Over the Rainbow et Dreamer déroute le grand public. Ecartelées entre une pop-soul à la Bacharach & David et le répertoire country-soul de Dan Penn, elles ne parviennent pas à donner une crédibilité suffisante à leurs interprétations. Cette période de flou connaît son moment le plus délicat le jour de 1967 où Berry Gordy propose à Cindy Birdsong de remplacer Florence Ballard au sein des Supremes.

Patti et les deux Blues Belles restantes vont devoir patienter plusieurs années avant de voir le bout du tunnel. En confiant leur destinée professionnelle à l’Anglaise Vicki Wickham en 1970, elles changent de nom et deviennent LaBelle pour proposer une musique plus rock que soulignent des costumes de scène excentriques ; après des lustres passés à écumer les clubs et les cabarets de chitlin’ circuit noir, elles signent chez Warner et découvrent le public européen en première partie des Who, mais leur funk imbibé de gospel ne rencontre aucun succès palpable et Warner les abandonne après l’échec des recueils LaBelle et Moon Shadow.Suite à un court passage chez RCA en 1975 avec Pressure Cookin’ que distingue une reprise de The Revolution Will Not Be Televised de Gil Scott-Heron, la situation change radicalement la saison suivante lorsque leur nouvelle maison de disques, Epic, les envois à la Nouvelle-Orléans enregistrer Nightbirds en compagnie des Meters sous la baguette d’Allen Toussiant. C’est sur la scène du Metropolitan Opera House de New York qu’elles vont présenter leur nouveau single, Lady Marmelade. Rendue célèbre par sont refrain en français « Voulez-vous coucher avec moi ce soir », cette chronique du quotidien d’une péripatéticienne devient un best seller international considérable, à la première place du Hot 100 et des charts Soul aux Etats-Unis. Avec un autre hit à son actif, What Can I Do for You?, l’album Nightbirds se vend à plus de d’un demi-million d’exemplaire et la carrière de LaBelle est lancée.

En l’espace de deux saisons, le trio trouve le temps d’enregistrer deux nouveaux recueils tandis que Warner en profite pour ressortir Moon Shadow. Porté par le succès récent de Lady Marmelade, Phoenix entre dans la liste des dix meilleures ventes de 33-t dans les ghettos en 1975, mais il lui manque la chanson qui pourrait faire la différence. Chameleon un an plus tard souffre du même handicap et les frustrations s’accumulent au sein du trio qui éclate après le départ de Nona Hendryx. Celle-ci part tenter sa chance dans un registre funk nettement plus radical auprès de formations comme Cameo et Defunkt, avant de retrouver la réussite sous son nom en 1987 avec Why Should I Cry ?. Sarah Dash, quant à elle, tente de profiter de la vague disco pour assurer son avenir, sans y parvenir.

Restée seule, Patti LaBelle continue sa route dans un premier temps chez Epic avec une série d’albums dont les principaux singles (Joy to Have Yourl Love en 1997, Teach Me Tonight (Me Gusta Tu Baile) en 1978, It’s Alright with Me en 1979, I Don’t Go Shopping en 1980) plafonnent dans le bas du Top 40. The Best Is Yet to Come, en duo avec le saxophoniste Grover Washington Jr. est un hit plus conséquent au début de la décennie. L’année 1982 a son importance puisqu’elle lui permet de faire valoir ses talents d’actrice sur la scène de Broadway aux côtés d’Al Green dans Your Arms Too Short to Box with God, pour débuter au cinéma quelques mois plus tard dans A Soldier’s Story. Ce n’est pourtant qu’avec son entrée chez Philadelphia International que LaBelle révèle tout son potentiel. Tiré de l’album I’m in Love Again, If Only You Knew amorce une série gagnante pour la chanteuse qui retrouve la plus haute marche des classements afro-américains pour la première fois depuis Lady Marmelade au début de 1984. Dans le sillage de ce hit, elle obtient un autre best-seller en compagnie de Bobby Womack avec Love Has Finally Come at Last avant de poursuivre dans le Top 10 avec un autre extrait de son album, Love, Need and Want You.

A l’heure où sort un second recueil Philadelphia International intitulé Patti, elle poursuit sur sa lancée avec New Attitude et Stir It Up, deux chansons tirées de la bande originale du film Le Flic de Beverly Hills avec Eddie Murphy, mais le meilleur est encore à venir avec son entrée en 1986 chez MCA. Publié au printemps1986, Winner in You va devenir l’un des albums de le plus vendus de l’année aux Etats-Unis, toutes catégories confondues, grâce à On My Own, un duo avec Michael McDonald des Doobie Brothers qui réédite l’exploit de Lady Marmelade en donnant à Patti un double Numéro Un Pop et Black.

Désormais assurée de bénéficier durablement de son statut de star grâce à ce succès crossover, LaBelle enchaîne les albums pour le compte de MCA à qui elle reste fidèle contre vents et marées : Be Yourself en 1989 avec Yo Mister écrit et produit par Prince, Burnin’ qui lui vaut un Grammy deux ans plus tard grâce à Feels Like Another One, Somebody Loves You Baby (You Know How It Is), When You’ve Been Blessed (Feels Like Heaven) et Release Yourself où elle célèbre ses retrouvailles avec Nona Hendryx et Sarah Dash, Live! qui la présente dans le cadre de l’Apollo à Harlem en 1992, Gems avec The Right Kinda Lover deux ans plus tard, Flame en 1997 avec When You Talk About Love ou encore When a Woman Loves en 2000. Appelée sur scène en 1989 pour la production de la comédie musicale de Duke Ellington Queenie Pie, Patti LaBelle est régulièrement courtisée par Hollywood qui l’à invité à prêter sa voix aux films Outrageous Fortune (Un Chance pas croyable) et Draguet (La Rafale) en 1987, sans oublier sa contribution aux aventures de l’agent 007 dans License to Kill (Permis de tuer) avec la chanson If You Asked Me To en 1989, une épreuve incontournable pour toute diva qui se respecte.

Biographie tirée de l'ouvrage Encyclopédie du Rhythm & Blues et de la Soul de Sebastian Danchin, éditions Fayard (2002).

Patti Labelle

Oeuvre associée

1982Best of Patti LabellePatti Labelle - Best of Patti Labelle
Valid HTML 4.01! Hébergement ProAdmin Remerciements Nous contacter Amazon